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L'Eglise

L’Eglise

 

Elle date du xv éme siècle,  de construction romane et gothique en grès. Deux très anciennes cloches  s’abritent dans un clocher-mur à deux baies d’où s’envole l’angélus. L’une ( 0,74m de diamètre) porte la date 1509. Des bas- reliefs  la décorent joliment, entre autre un Christ tenant la sphère terrestre et une vierge à l’enfant. Sur ses flancs il est inscrit plusieurs fois : « TE DEUM  LAUDAMUS ». une deuxième inscription apparait difficile à lire « ….HONOREM DEO…SANTE MARTINE » L’autre de 1765, un peu plus grosse  (0,80 mde diamètre) porte les mots : « EGO VOX ALTISSIMI SANCTI BLASY ET MARTINE ORATE PRONOBIS », le nom du consul de l’époque Jean Peyrouton et quelques ornements : une croix sur une pyramide de couronnes d’épines  avec trois clous au centre , des fleurs de lys et en bas, les armes du fondeur «  MATHIEU DE LAYIOLA NOBILIS HISPANICUS ».

Presque contemporaine une vieille croix en pierre se dresse dans le cimetière.

La porte qui vous accueille est de style roman en marbre du pays, à  trois rangs de damiers ; des écussons nus et des inscriptions gothiques sur le tympan. A droite, très lisible, une date MCCCCLXXXXIII (1493) prouve l’ancienneté de l’édifice . A gauche, les lettres «  I D MURATBID RICART » contenues dans un cercle,  sont l’abrégé , sans doute , du nom des deux anciens consuls Jean de Murati  et Bertrand de Ricart . D’anciennes tables d’autel servent de marches. A Bourg aussi de nombreuses ferrures bardent le bois.

A l’intérieur, un très beau  bénitier en marbre noir et blanc. On distingue sur une face  des colombes s’abreuvant dans un calice, sur l’autre , des quadrupèdes se désaltérant et aussi quelques personnages dont le Christ. Une frise à damiers l’entoure.

Remarquez également les fonts baptismaux, la voûte gothique, quelques statues du 15 éme siècle,  dont Saint Blaise, le Saint Patron de Bourg , deux vierges à l’enfant, celui-ci tenant une boule dans la main .

 

Biographie : La Vallée d’Oueil Gabrielle Saint Martin l’Adret  mai 1986

Chapelle Saint-Blaise

 

Octobre 2017. Réhabilitation par la commune de la Chapelle Saint Blaise

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route du Port  de Balès , à la sortie de Bourg d'Oueil,  sur le sentier de randonnée reliant Bourg d'Oueil à Cirès, se trouve un minuscule oratoire dédié à St Blaise, remarquable dans la sobriété de son architecture .

Saint Blaise est le "Patron" du Village .

Le Ferradet ou Travail

 

 

Le Ferradet  en Gascon ou Travail est un dispositif conçu pour maintenir et immobiliser les grands animaux (chevaux, boeufs ).Il permet de ferrer (poser un fer)  sur un pied tout en maintenant l'animal sur se trois autres pattes..Le conseil Municipal a décide de rénover cet appareil  qui fait partie du petit patrimoine rural . Un descriptif sera à disposition des visiteurs 

 

Port de Pierrefitte ou Peyrahita ou Pèira-Hita

A la fin du XIXème siècle, Sacaze signale: "à l'intérieur d'un cromlech de 4 mètres de diamètre est circonscrit un second de 2 m de diamètre entourant le menhir". En fait, on ne voit aujourd'hui qu'un seul cromlech entourant le menhir.

Le menhir blanc, est un bloc de calcaire marbreux saccharoïde qui, si on en juge sa nature géologique, provient des environs de Saint-Béat. Ceux qui l'ont édifié l'ont donc transporté sur une distance de 20 km. Sa silhouette se distingue depuis la vallée. Vaguement anthropomorphique, il a pu évoquer une femme revêtue de la capuche traditionnelle, une bergère (ou un berger) pétrifié avec son chien et ses moutons. Les fées (les hadas) et leurs enfants (les hadeths) venaient la nuit, dit-on, depuis leur grotte proche danser autour de lui.

Encore vers 1950, les filles en quête d'un amoureux ou les femmes en mal d'enfant allaient l'embrasser et chantaient une chanson que rapporte Isaure Gratacos : "Peira Hita, bailha me 'ra pica hita" (pierre dressée, donne-moi une ... dressée) ou de manière moins crue "Pèira-Hita, peira bendita, balha me un peiro aireter" (pierre dressée, pierre bénie, donne-moi un bel héritier).

Ce menhir a été victime d'une pelleteuse de la DDE en 1982 pendant l'aménagement d'une plateforme pour garer les voitures. Il est resté couché sur la pente herbeuse jusqu'à ce que les villageois de Bourg d'Oueil, désolés de ne plus l'apercevoir en haut du col, décident de le remettre en place.

( renseignements sur le site Mégalithes du Monde )